De la plainte au changement

Le désir de changement se manifeste dans l’inconfort d’une situation vécue et devenue indésirable, souvent répétée dans un contexte récurrent et parfois dans divers aspects de notre vie.

Changer pourrait être simple s’il suffisait de le vouloir pour que se mette en acte une nouvelle façon plus satisfaisante d’être, de faire, de penser, de ressentir.

Le thérapeute est souvent confronté à ce paradoxe de l’être humain qui arrive avec une demande de changement, qu’il exprime parfois clairement tout en manifestant inconsciemment nombre d’attitudes qui lui permettent de maintenir ce qu’il connaît, favorisant le statu quo. Ceci peut paraître surprenant, cependant, ce qui est connu est rassurant, alors que l’inconnu génère nombre de peurs, d’angoisses. Inconsciemment la personne qui manifeste le désir d’une transformation peut déployer une énergie considérable afin de s’échapper. Ainsi elle reste dans « l’illusion » de garder le contrôle sur ce qui lui arrive.

Le fruit de mon expérience et les différentes approches récentes que j’ai intégrées à ma pratique m’invitent à vous expliquer ce phénomène sous deux aspects différents :

La philosophie du HUNA, une technique ancestrale Hawaïenne à l’origine du H0’oponopono. A partir de cette théorie, nous sommes invités à reprendre 100% de la responsabilité de tout ce qui nous arrive. Cela peut paraître « lourd » et en même temps représente un formidable levier de changement car, tant que nous incriminons les autres, la société, voire nous-même, nous nous cantonnons dans une position de victime.

Cette approche est basée sur l’idée que tout ce qui se manifeste à nous, nous l’avons créé le plus souvent à notre insu. Une partie de notre personnalité, notre « enfant intérieur » loge des mémoires, qui représentent des schémas de fonctionnement. Tout changement provoque pour cet « enfant intérieur » une sorte de panique, comme si un danger existait devant la nouveauté. Ces « habitudes » sont associées à des émotions connues et même si elles sont désagréables, elles sont préférables à l’inconnu.

Nous parlons ici d’un enfant d’âge préscolaire et l’accès à cette partie de nous, dont nous ne gardons pas vraiment le souvenir se fait par le biais de l’empathie en vue d’en faire une alliée, de la rassurer. Les méthodes de transformation employées se basent sur ce qu’un enfant de cet âge peut comprendre et intégrer, le rituel et le jeu.

L’approche de la méditation Zen nous amène à considérer que l’équilibre, le retour au calme et la paix est ce que nous cherchons tous. L’invitation est ici par le choix d’une pratique méditative régulière à revenir à l’essence de nous-même.  L’intention est de lâcher peu à peu tout ce que nous avons construit mentalement parfois source de « restriction » et « d’enfermement ».

Laisser être tout ce qui est et apprendre à ne pas s’accrocher aux manifestations qui se déroulent en nous et autour de nous, à les regarder passer comme des événements. En nous cramponnant aux pensées ou émotions douloureuses, nous nous enfermons dans notre propre système de croyances limité.

Cette invitation à l’accueil bienveillant et au lâcher prise nous conduit peu à peu vers plus de reliance à notre moi profond. Être là tout simplement vivant et existant ! Source de joie, de créativité et de paix intérieure.